PrestaShop en excès de vitesse : la réponse de l’éditeur

PrestaShop en excès de vitesse : la réponse de l’éditeur

La publication de l’article exposant ma vision de la stratégie appliquée par l’éditeur de PrestaShop depuis 2 ans a suscité un très grand nombre de commentaires.

Parmi ces réactions, celle de l’éditeur de PrestaShop, manifestement très attendue. Celui-ci dispose en toute légitimité d’un droit de réponse publié ci-dessous, suivi de mes commentaires.

1. PrestaShop en excès de vitesse : la réponse de l’éditeur

Monsieur Beck,

C’est avec beaucoup d’attention que nous avons lu votre article sur PrestaShop et nous vous remercions de votre intérêt pour notre société. Au vu des propos que vous tenez et des commentaires qui en ont découlé, il était naturel que PrestaShop souhaite exercer son droit de réponse, ce à quoi vous avez donné suite.

A titre préliminaire, il eut été opportun de signaler à vos lecteurs que vos sources sont très largement issues d’anciens collaborateurs de PrestaShop, dont le départ a sans nul doute suscité l’aigreur et le ressentiment. De même, il est important de signaler au lecteur votre proximité avec Magento ainsi que les différends professionnels que vous avez rencontrés avec mon prédécesseur. Différends qui sont aujourd’hui de l’histoire ancienne.

Sur le fond, reprenons vos arguments point par point avant de donner une perspective plus globale sur PrestaShop.

Comme vous le rappelez, votre article a été rédigé en deux temps. Il ne vous aura pas échappé que la direction générale de PrestaShop a évolué ces derniers mois. J’ai en effet été amené à prendre en mai dernier la tête de l’entreprise au départ de Christophe Crémer. A cette occasion, et après une période nécessaire d’audit et de consultation, nous avons décidé d’infléchir la stratégie de l’entreprise, faisant le même constat que vous au regard de la focalisation sans doute outrancière de PrestaShop sur un de ses concurrents, à savoir Magento. Il est exact que nous partageons avec Magento le même objectif : celui de répondre aux attentes et aux besoins des e-commerçants. C’est dans cet esprit que notre solution évolue et s’améliore chaque jour. Comme vous néanmoins, nous considérons que le cœur de cible de PrestaShop est ce vivier de PME qui constitue l’immense majorité des e-commerçants, en France et dans le monde. 95% des 100.000 boutiques en ligne françaises réalisent ainsi moins de 200.000 euros de chiffre d’affaires annuel (source : FEVAD 2012). C’est la réalité du e-commerce et nous ne pouvons la nier. Au contraire, c’est la force de PrestaShop que de s’adresser à une très large communauté de marchands plutôt que de se concentrer exclusivement sur une frange très restreinte de grands comptes, déjà présents sur le web et ne souhaitant bien souvent pas changer de solution e-commerce. Ceci étant dit, PrestaShop est très fier de compter parmi ses utilisateurs de grandes références comme Btwin, Planet Sushi, Eric Bompard… mais aussi des success stories comme Archiduchesse ou Enviedefraises. Toutes ces sociétés ont fait confiance à PrestaShop (et à nos agences partenaires) pour développer leur présence commerciale sur le web : c’était vrai avec la v1.4 de notre logiciel, cela sera nécessairement encore plus le cas avec la sortie récente de la v1.5.

Les choix stratégiques qui ont dicté à la conception de la v1.5 visaient, il est vrai, à enrichir le périmètre fonctionnel de PrestaShop pour satisfaire la demande de grands comptes mais aussi de sites de taille plus modeste souhaitant disposer d’une réelle perspective d’évolution sur notre logiciel. C’est pourquoi la v1.5 du logiciel propose 45 nouvelles fonctionnalités (et non pas 100), avec notamment le multiboutique que vous citez dans votre article. Vous avez parfaitement raison de rappeler que cette évolution du périmètre fonctionnel a engendré des besoins de recettage plus importants. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons constitué une équipe dédiée et à plein temps pour nous assurer de la stabilité du logiciel à sa sortie officielle en septembre dernier. Vous mentionnez des bugs dans PrestaShop ? C’est évident, il s’agit d’un logiciel et il y aura toujours des améliorations possibles. Interrogé sur le sujet par un journaliste du Journal du Net fin septembre, nous avions alors donné quelques éléments de comparaison indiquant que le nombre de bugs ouverts sur Magento ou WordPress étaient largement supérieurs à celui de PrestaShop. Loin de nous l’idée de nous satisfaire de cette situation mais convenons ensemble que PrestaShop est une solution stable et aboutie, qui réussit à convaincre chaque jour près de 200 nouvelles boutiques de l’utiliser.

Vous vous inquiétez de la contraction récente de notre effectif. Là encore, soyez certain qu’il s’agit d’une politique pleinement assumée par la direction générale visant à assurer la pérennité de l’entreprise sans porter atteinte à la qualité du logiciel et aux intérêts de la communauté et de nos partenaires. Pour votre information, PrestaShop compte actuellement 16 développeurs au total entre la France et les Etats-Unis.

Naturellement, les départs qui sont intervenus cette année ont engendré leur lot de frustration et de rancœur, sentiments que nous avons retrouvés depuis sur de nombreux forums alimentés par des anciens collaborateurs sans doute amers des décisions de saine gestion que nous avons été amenés à prendre. Néanmoins, nous ne saurions tolérer les mises en cause personnelles de certains collaborateurs de l’entreprise ainsi que les commentaires faisant état de harcèlement. Ces propos sont infondés, graves et insultants vis-à-vis de l’entreprise, de sa direction et de ses collaborateurs.

Décidément très inquiet, vous semblez craindre une disparition prochaine de PrestaShop. Permettez-nous de nous inscrire en faux par rapport à certaines de vos affirmations. PrestaShop a certes levé des fonds en 2011 mais l’entreprise vit aujourd’hui de ses revenus d’exploitation qui sont en croissance forte et continue sur les 3 dernières années. Avec une meilleure gestion de ses charges, PrestaShop dispose désormais d’une visibilité très forte sur son avenir et dispose du soutien sans faille de ses investisseurs.

Plus insidieux sont vos propos sur nos rapports à nos partenaires. En effet, nous sommes fiers de disposer d’un solide réseau d’agences qui, pour certaines, nous ont accompagné depuis nos débuts. Vous insinuez que PrestaShop a mis en place un système quasiment mafieux, fondé sur le copinage. Il n’en est rien et nous sommes malheureusement certains que bon nombre de nos partenaires se sont sentis agressés par votre affirmation. Nous profitons de cet article pour remercier très sincèrement nos partenaires d’accompagner chaque jour la croissance et la réussite de PrestaShop. Nous tenons aussi à rappeler ici que PrestaShop est un éditeur de logiciels ; nous ne faisons pas de prestations de services, en dehors du support utilisateurs. Enfin, notre solution SaaS (PrestaBox) ne constitue en rien une concurrence vis-à-vis de notre réseau. En effet, le SaaS correspond aujourd’hui en Europe à une frange de petits marchands qui souhaitent se lancer en ligne rapidement avec un budget très limité.

Prenons maintenant un peu de recul par rapport à votre article et aux commentaires qui s’en sont suivis. Quelles sont les ambitions de PrestaShop ? Avec actuellement 125.000 boutiques actives et une présence dans plus de 100 pays, nous ambitionnons plus que jamais d’être la solution e-commerce de référence au plan mondial pour tous types de marchands, avec un focus particulier sur l’immense majorité de PME qui apprécient au jour le jour la facilité d’accès et les performances de PrestaShop. Notre stratégie est claire, notre business model abouti. Avec 30% de parts de marché en France, le devenir de PrestaShop est naturellement hors des frontières, ce qui ne signifie en rien l’abandon de notre marché national et/ou le déménagement de l’entreprise à l’étranger. Notre filiale américaine est pour nous un atout qui nous permet d’avoir un pied sur le principal marché e-commerce mondial et une capacité d’anticipation des grandes tendances du secteur. Depuis quelques mois, la société fait l’objet de nombreuses attaques ou calomnies derrière lesquelles il est aisé de reconnaître les instigateurs. PrestaShop se porte bien, les perspectives sont bonnes et la stratégie claire, assumée et partagée. Grâce aux efforts de nos collaborateurs et au soutien de nos partenaires, PrestaShop est aujourd’hui un des rares sociétés françaises du web avec un tel rayonnement à l’international. Nous devrions tous nous en réjouir.

Après une année 2012 charnière dans l’histoire de l’entreprise, toute l’équipe – française et américaine – est désormais soudée et partage la même ambition. C’est donc au nom de l’ensemble des collaborateurs que nous tenions à rétablir certaines vérités et à transmettre ces différents messages.

Benjamin Teszner, Directeur Général & Bruno Lévêque, co-fondateur.

2. Précisions et commentaires de l’auteur

Je tiens à remercier PrestaShop pour leur réactivité et les précisions qu’ils ont bien voulu apporter aux points qui font l’objet de mon inquiétude quant à la stratégie appliquée par PrestaShop depuis deux ans. Je me dois de préciser également certains points.

Il est évidemment erroné de dire que mes sources sont très largement des anciens collaborateurs. Comme je l’indique en introduction de mon article, il s’agit d’une analyse basée sur des faits avérés, complétés de ma propre expérience avec la solution. Cette analyse est manifestement partagée par une part non négligeable des acteurs de la communauté PrestaShop ; en témoignent les nombreuses confirmations publiées dans les commentaires.

Permettez-moi de m’inscrire en faux quand à une supposée proximité avec Magento. Je n’en ai pas plus avec Magento Inc. qu’avec PrestaShop – hormis le fait que je connais bien les deux solutions, ayant développé une expertise que je transmets tant en formation PrestaShop qu’en formation Magento.

Je vous remercie d’avoir déterré un désaccord entre Christophe Cremer et moi vieux de 18 mois (février 2011) et qui ne concerne en rien la stratégie technique mise en oeuvre par votre société. Désaccord pour lequel tout a d’ailleurs été pardonné à mon initiative personnelle au salon e-Commerce 2011, la preuve étant que j’étais reçu dans vos locaux début 2012 pour la présentation de PrestaShop v1.5 dans le cadre d’une formation, ayant à cette occasion aidé personnellement et sans contrepartie vos collaborateurs dès qu’ils me questionnaient.

J’ai donc, à cette occasion, appris le principe de répartition des projets par type de certification, ainsi que le retard de la version 1.5 puisqu’en mars le multi-boutiques n’était toujours pas fini. Je tiens à préciser que mes déductions ne sont absolument pas le fruit d’une délation de la part des collaborateurs de cette époque.

Je suis heureux de constater que vous partagez mon point de vue sur la cible de PrestaShop. Le chiffre de plus de 100 fonctionnalités m’avait été donné lors de la présentation de la v1.5 en vos locaux début 2012 en présence d’agences partenaires, je constate que vous avez à bon escient réduit ce périmètre. 45 fonctionnalités est à mes yeux toujours trop, ce n’est que mon point de vue mais vous n’auriez dû en sortir qu’une seule : le multi-boutiques… et le bosser à fond, la stabilité en aurait sûrement été mieux assurée.

Vous m’indiquez qu’une équipe de testeurs a été constituée pour assurer la stabilité de la version 1.5 : je vous crois sur parole. Mais dans ce cas, pourquoi la communauté se plaint-elle tellement du manque de stabilité de la v1.5 ? De plus, quelle est donc cette comparaison entre le nombre de bugs Magento et le nombre de bugs PrestaShop ? Il n’y a pas de comparaison possible puisque que ce ne sont pas les même logiciels et la couverture fonctionnelle des 2 est complètement différente. S’agit-il de bugs grossiers ou de bug très pointus ? Je ne partage malheureusement pas du tout votre opinion sur le fait que PrestaShop est stable et aboutie (c’est d’ailleurs le principal sujet de mon article), je suis tout à fait disposer à en débattre mais l’architecture logicielle est un sujet qui serait long à traiter et incompréhensible pour toute personne non-initiée aux développements.

Je vous remercie de m’avoir rassuré sur le fait que PrestaShop a toujours des développeurs, j’en déduis donc que le pôle développement a été transféré aux USA.

Concernant les mises en causes, je partage totalement votre avis.

“Une stagnation les conduirait sur le même chemin qu’OsCommerce” : il me semble que j’aurais dû insister sur le sens de cette affirmation, qui ne peut pas être comprise par les lecteurs n’ayant pas forcément connu OsCommerce. Cette solution a connu une désertification de sa communauté, bien que ce phénomène ait été long et progressif. Un tel phénomène est moins probable vous concernant car OsCommerce n’avait pas de société éditrice, mais pas impossible si la solution stagne. Je n’évoque cependant pas à court terme de disparition de PrestaShop.

En ce qui concerne le système de partenariats, je n’ai évidemment pas parlé de système mafieux, et veux bien croire tout ce que vous me dites… mais l’attribution des projets en fonction de leur taille et du niveau de certification est votre mode de fonctionnement, je n’ai rien inventé. Je ne crois pas PrestaShop pire qu’un autre à ce sujet, d’où ma référence à Magento dont le fonctionnement est semblable.

Concernant le SaaS et PrestaBox : si vos agences bronze ont le droit aux projet à 500€, alors le SaaS est en concurrence avec elles. D’ailleurs quand j’ai évoqué ce sujet lors de la présentation de la v1.5, une agence certifiée bronze partageait mon point de vue à ce sujet et votre collaborateur a botté en touche sur le sujet.

Quoiqu’il en soit, je vous remercie de nous faire partager votre stratégie sur votre positionnement officiel France/USA, je vais suivre ça avec intérêt. Je vous remercie également pour le débat qui est fort intéressant et qui nous passionne, nous autres qui avons pour métier le e-Commerce.

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51 commentaires pour “PrestaShop en excès de vitesse : la réponse de l’éditeur

  1. Loin de nous l’idée de nous satisfaire de cette situation mais convenons ensemble que PrestaShop est une solution stable et aboutie, qui réussit à convaincre chaque jour près de 200 nouvelles boutiques de l’utiliser.

    Une solution stable ? Non.
    Quand vous voyez le nombre de bugs incessants, les modules codés différemment au sein d’une même équipe… etc, excusez moi de vous dire que tout ceci n’est pas honnête Monsieur Teszner.

    Interrogé sur le sujet par un journaliste du Journal du Net fin septembre, nous avions alors donné quelques éléments de comparaison indiquant que le nombre de bugs ouverts sur Magento ou WordPress étaient largement supérieurs à celui de PrestaShop.

    Vous oubliez certainement qu’il y a plus d’utilisateurs de Magento et encore plus de WordPress. Donner des chiffres sans outil de comparaison est quelque chose de ridicule. Faites donc un ratio et je pense que nous pourrons discuter ensuite de la fiabilité de l’information que vous cherchez à disperser.

    Plus insidieux sont vos propos sur nos rapports à nos partenaires. En effet, nous sommes fiers de disposer d’un solide réseau d’agences qui, pour certaines, nous ont accompagné depuis nos débuts. Vous insinuez que PrestaShop a mis en place un système quasiment mafieux, fondé sur le copinage. Il n’en est rien et nous sommes malheureusement certains que bon nombre de nos partenaires se sont sentis agressés par votre affirmation.

    Certes, votre réseau est solide, je ne vous contredirai pas sur ce point. Cependant, il est solidement constitué d’agences compétentes ET incompétentes ! Vous devriez sonder les clients de vos agences partenaires et leur demander un avis sur la prestation à laquelle ils ont eu le droit… Je ne citerai pas d’agences, il n’en est point question ici, certaines savent très bien travailler, d’autres pas du tout.

    D’autre part, rappelons tout de même qu’une agence paye une certification Prestashop (budget différent en fonction de la certification souhaitée) et que vous lui assurez en retour un apport en affaires. Tout n’est donc pas si net !

    Autrement, des questions restent en suspens :
    Comment testez-vous les agences avec lesquelles vous travailler ?
    Suffit-il qu’un seul des membres ait des compétences pour que toute l’agence soit certifiée ?

    Je pense qu’il serait très utile d’avoir des réponses claires et honnêtes à ces questions !

  2. Prestashop est une bonne solution certes, mais il ne faut pas le nier, elle est blindée de bugs, le système de mise à jour fonctionne 1 version sur 2 et la politique de Prestashop est très douteuse… Pour être agréé, il faut payer.
    Sans oublier le fait que, entre chaque grosse mise à jour, absolument rien n’est compatible et tout est à refaire (thème, modules etc…)

  3. MM. Teszner et Leveque,
    Pour faire taire vos contradicteurs et rassurer vos clients/partenaires sur la rentabilité et la pérennité de votre entreprise, ne serait-il pas plus simple de publier les comptes 2011 ? Vous l’avez fait chaque année jusqu’en 2010, c’est une obligation légale… La transparence n’est-elle pas le meilleur moyen, en règle générale, de stopper les rumeurs et insinuations ?

  4. Une 1.5 fraîchement installée et sans modifications a déjà des bugs sur lesquels plusieurs marchands restent sans réponses. Je défis ainsi Prestashop de faire tourner une boutique en 1.5.2.0 sur leur propre hébergement sans toucher une once de code. J’apprécie la rapidité de réponse quand ça pique un peu, mais j’apprécie moins qu’on laisse les marchands seuls face à leurs problèmes quand on leur a fait miroité un logiciel stable. Bref j’appuie Axel sur les deux premiers points …

  5. Dire que la 1.5 est stable est clairement malhonnête. Bref… Suffit de faire un tour sur le tracker pour s’en rendre compte.

    Pour suivre ce qui est dit par Guillaume plus haut, les mises à jour mineurs sont même capables de mettre en l’air un module. Rapport à la mise à jour du chemin d’accès de tinymce d’une version 1.4.2 je crois à la version 1.4.3. On a même eu le cas sur le chemin d’accès de Jquery il me semble sur une autre version 1.4.7 ? etc.

    Bref, sur les Maj mineurs, on a ce genre de problème, je vous laisse imaginer sur les grosse maj comme la 1.5.

    Comme dit dans l’article précédent, on sent un manque de direction technique dans le développement de prestashop, et ce serait vraiment une bonne chose pour tout le monde si cela changeait… En tout cas, ca remotiverait un peu la communauté des développeurs qui vous suivent et qui travaillent aussi pour vous sur certains bugs.

  6. Article très intéressant.
    Cependant il ne faudrait pas oublier que bon nombre de e-commerçants ont de gros problèmes de maintenabilité avec Magento…
    J’ajouterais aussi que Prestashop & Magento sont des solutions open-sources et gratuites, on ne peut donc pas en attendre le même niveau de qualité que certaine solution avec des licences à plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

  7. On va un peu vite en besogne sur PrestaShop ici… Que le côté marketing souffre de quelques défauts, pourquoi pas. De là à dire que la 1.5, c’est du n’importe quoi, il ne faut pas abuser. La finition de la séparation en MVC, rien que ça, apporte un confort de développement. Il ne s’agit pas de faire une liste, ça serait inutile, mais en tout cas, cela ne stagne pas. On voit beaucoup PrestaShop comme une entreprise qui développerait un produit, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un projet Open Source, PrestaShop ne fait pas tout ! C’est le développeur qui fait la boutique, pas le CMS.

    • Bonjour Maxime,
      A quoi sert un CMS si on est développeur ? Permettez moi de vous dire poliment que cette remarque n’a aucun sens et que bien heureusement pour les non dev, sans citer d’exemple, nombre de CMS sont stables et font du net ce qu’il est aujourd’hui.

    • C’est le développeur qui fait la boutique, pas le CMS

      A moitié d’accord sur ce point Maxime. Quand on fait autant de bruit autour d’un CMS et qu’on release des versions, c’est pour qu’elles permettent d’atteindre l’objectif initial : lancer une boutique le plus rapidement et simplement possible !

      Le développeur certes va optimiser le CMS, s’adapter aux besoins des clients, développer un / des module(s) si nécessaires, intégrer un nouveau front où que sais-je encore… mais pas développer en dur la boutique.

      C’est comme si je téléchargeais WordPress pour installer un blog et que le CMS ne me permettait pas d’avoir accès aux fonctionnalités de base immédiatement. Quelle en est alors l’utilité ?

  8. Question simple : y a t’il une personne chez Prestashop aujourd’hui qui a une vraie expérience éditeur ou même intégrateur et qui sait comment faire vivre et positionner un logiciel ?

    :D

  9. A quoi sert un CMS si on est développeur ?

    Permettez moi de vous dire poliment que cette remarque n’a aucun sens. C’est incroyable le nombre de fois où on entend ça.

    Un CMS, comme un framework d’ailleurs, cela permet à un développeur de proposer à ses clients de sites efficaces et bien conçus pour un tarif raisonnable. Ce qui me sidère le plus, c’est que les dev qui claironnent partout qu’ils développent from scratch sont souvent les moins compétents. Aujourd’hui, avec toutes les excellentes solutions qui existent pour les projets à petits et moyens budgets, le dev à partir de 0 devrait être réservé uniquement aux gros projets ultra spécifiques. D’ailleurs, dans les faits, c’est de plus en plus le cas. Le talent du développeur est aujourd’hui de maîtriser l’architecture sur laquelle il s’appuie et de concevoir un code propre et fiable en suivant les guidelines de celui-ci.

    Alors pour la guéguerre entre Prestashop & Magento, prenez simplement le temps de les installer tous les deux et de regarder la structure interne et la doc.

    Cependant il ne faudrait pas oublier que bon nombre de e-commerçants ont de gros problèmes de maintenabilité avec Magento.

    Visiblement, c’est aussi le cas avec Prestashop pour d’autres raisons. Prestashop est taillé pour les petits projets. Par contre, je confirme que les mises à jour sont problématiques en raison d’une structure de code et d’un suivi “un peu laxiste”. Beaucoup de blocs sont inter-dépendants et les signatures de fonctions du Core peuvent changer entre deux maj mineures sans comptabilité ascendante ni infos !

    Pour Magento, le problème est tout autre. La structure du code est très rigoureuse et pensée pour la souplesse. Par contre, l’éditeur part du principe que la maintenance est réalisée par un expert. Si on a un CA > 200 000 €/an c’est cohérent. La procédure de mise à jour ressemble donc plus à une maj d’ERP qu’une maj de CMS. D’où les problèmes rencontrés lors du dev et des mises à jour quand elles sont réalisées par des débutants.

    Un débutant peut assez facilement développer sous Prestashop. Il n’y a qu’à regarder comment sont codées la plupart des extensions. (chacun sa méthode et ses petites habitudes et parfois avec du codage usine à gaz de gros porc dans les extensions tierces.)

    Sous Magento, la complexité du simple block “helloworld” décourage assez vite les débutants ou les développeurs qui ne sont pas à l’aise avec le MVC et les frameworks. Cela le rend naturellement “moins populaire” mais a pour effet d’augmenter naturellement la qualité du codage des extensions, ne serait-ce que par ce filtrage par les compétences.

    Donc Prestashop est une solution abordable et fonctionnelle qui peut-être maintenue par un débutant en PHP.

    Magento est une solution, certes plus puissante, mais qui nécessite des compétences réelles (voir des experts) pour l’hébergement, le dev (thèmes et extensions) et la maintenance.

  10. Bon mon but n’est pas de jeter encore une pierre dans la mare, car Prestashop est pour moi un des pilier principal de mon activité.

    J’aimerais soulever un point qui n’est pas directement lié à la solution, mais plutôt à l’organisation, un des responsables à la tête de Prestashop devait déjà me contacter à plusieurs reprises, pas de nouvelles. Puise ensuite, on me confirme un rendez-vous, mais les jours d’après plus rien… depuis plus de nouvelles.

    C’est aussi pour ça que quand même, il faudrait aussi avoir un peu de rigueur, ça le fait moyen, pour finir je trouve que ça fait pas sérieux… franchement comment prendre ensuite confiance… quand on voit le suivi des responsables à la tête de la solution Prestashop.

    Autrefois je pensais plutôt que c’était donnant-donnant, à présent ma politique et ma vision ont quand même changé, l’aspect “communautaire” et “fun”, ça passe un peu au second plan… Prestashop est en mode business, pas le choix il faut faire pareil et pas trop de sentiments (un peu dommage) car de leur part, il faut pas vraiment attendre un retour de manivelle.

    En passant cela me fait penser… quand on voit qu’ils commencent à re-twitter sur leur fil uniquement les agences certifiées… ça c’est aller dans le mur, on relaye de l’information parce qu’elle pertinente, pas parce qu’on aligne de l’argent derrière…

  11. Eh bé, ça y va. Très belle réponse en tout cas. Après à savoir ce qui est vrai ou non … En tout cas le jour ou Prestashop, Magento ou WordPress fermera, y en a qui vont avoir un gros coup de panique. Espérons que ça n’arrive pas

  12. Je me contenterai de lister quelques points en guise de réponse :

    - L’argumentaire de PrestaShop est principalement basé sur la décrédibilisation des sources

    - Il n’y a pas de fumée sans feu, et pas de rancœur partagée par des dizaines de personnes sans réel motif

    - Si aujourd’hui il y a 16 devs, c’est en comptant ceux d’addons, support, prestabox et mobile. Pourquoi jouer sur les chiffres si la politique de saine gestion est pleinement assumée ? Le fait est que l’équipe de dev de la 1.5 n’est plus, et que leurs connaissances sont désormais perdues. Il suffit de regarder les logs SVN entre aujourd’hui et il y a 5 mois.

    Malheureusement il n’est pas possible de dévoiler des données internes en public, aussi j’invite toutes les personnes intéressées par la vérité à contacter des anciens collaborateurs de PrestaShop, ils sont facilement trouvable sur les réseaux sociaux ;)

  13. “Le fait est que l’équipe de dev de la 1.5 n’est plus, et que leurs connaissances sont désormais perdues”

    En 2011, il y a eu beaucoup de recrutements chez Prestashop, et beaucoup de développeurs. Ayant eu l’occasion de côtoyer certains d’entre eux j’ai pu constater qu’ils étaient souvent très jeunes diplômés sans expérience. Il m’est aussi apparu un manque des dans la gestion de projet. Donc épurer l’équipe de développeur ne me choque pas plus que cela vue le niveau très moyen et l’inexpérience de beaucoup. Au contraire cela permettra de se focaliser sur ce qui est important avec des profils plus matures. Il n’y a rien de pire qu’une start-up qui manque de structuration, et l’absence de structuration dans le dev qui aurait dû être un des objectif du précédent DG et du précédent DI m’avaient laissé stupéfait. Nous avons d’ailleurs ouvert nos compétences vers d’autres solutions de e-commerce.

    Aujourd’hui Prestashop doit communiquer sa stratégie plus clairement et certainement la mûrir mais paradoxalement les bouleversements de cette année m’ont plutôt agréablement surpris car la stratégie va devoir être mise à plat et cela obligera à en terminer avec les errements de la précédente équipe de direction.

  14. Bonjour François,
    effectivement l’équipe de dev PrestaShop est globalement assez jeune, cela dit des tests assez pointus d’entrée était fait et les développeurs qui n’avaient pas le niveau pour le cœur étaient redirigé vers le support ou addons. Pour avoir travaillé (et non pas simplement “côtoyer”) certains d’entre eux je peux affirmer que le niveau moyen n’était pas dégueulasse même si forcément il y avait des disparités. Quand on a une équipe jeune, il faut justement la manager. Et c’est bien là que le bas blesse puisqu’il n’y avait absolument aucun management ni cahier des charges ni aucune formation sur le code. La faute n’incombe donc absolument pas aux devs, et changer l’équipe n’y changera absolument rien.

    Il faut rappeler aussi que PrestaShop est issu d’un projet de fin d’étude, et que le créateur (*****) est donc tout aussi jeune et sans expérience, ainsi que le directeur technique actuel (******).

  15. En tant que co-fondateur et CTO d’Oxatis, il serait sans doute de bon ton que je ne commente pas ici, mais rester sans réaction après la lecture de cette réponse me parait impossible.
    Comme je sais faire la différence entre ma fonction et ma personne, j’imagine que vous saurez faire de même.
    C’est donc Marc Heurtaut le technicien et le témoin de l’écosystème e-commerce qui s’exprime ici. Comme certains d’entre-vous.
    Sans casquette partisane, mais qui tient à souligner quelques absurdités ou contre-vérités.

    En effet, le SaaS correspond aujourd’hui en Europe à une frange de petits marchands qui souhaitent se lancer en ligne rapidement avec un budget très limité.

    Lire cela fin 2012, est juste affligeant et cela démontre une méconnaissance totale de ce qu’est le VRAI SaaS de la part de dirigeants de Prestashop.

    Prestabox, une solution SaaS ? Faites-moi rire ! Des serveurs mutualisés avec du code source recopié partout, sans instance de base unique, sans distribution de charge, sans élasticité, sans redondance, wow ! Tout le monde sait que ce genre de “SaaS” n’est pas “scalable” et que la maintenance devient un enfer avec le temps et le nombre de clients, sans compter les millions de limitations concernant l’usage des addons… Il serait temps que les dirigeants de Prestashop reviennent un peu à la réalité !

    95% des 100.000 boutiques en ligne françaises réalisent ainsi moins de 200.000 euros de chiffre d’affaires annuel (source : FEVAD 2012). C’est la réalité du e-commerce et nous ne pouvons la nier.

    Effectivement, donc ces 95% des boutiques peuvent tourner TRES TRES largement sur des solutions SaaS et profiter de tous les avantages associés (mise à jour en continue, scalabilité, coût maitrisé, mutualisation des partenariats, intégration avec des ERP, etc.) Les solutions SaaS de référence sont capables de gérer sans problème des sites de 5M€ CA et s’interface avec des gestions commerciales comme SAGE, CEGID, etc…

    Le SaaS, la mutualisation, le cloud, c’est l’avenir, le nier en 2012 c’est être aveugle !

    Décrédibiliser le SaaS et les solutions associées est une erreur stratégique, sans compter que c’est aussi scier un peu la branche sur laquelle vous êtes assis (Prestabox…) et sur laquelle vous vous raccrochez.

    Prestashop avait une fenêtre de tir pour faire “monter la sauce” avec l’espoir de faire une sortie industrielle (à la Magento). C’est ce qui a motivé tous les changements et la stratégie de ces dernières années. Cette fenêtre de tir est maintenant fermée, de moins en moins d’investisseurs s’aventureront sur ce terrain-là. A terme, Prestashop prendra la même direction qu’OsCommerce.

    Aussi, quand on va aux USA, on ne va pas à Miami. Quand on veut se positionner comme un leader, quand on veut vraiment sentir les “tendances”, le marché et exciter les investisseurs, on va dans la Valley ou à défaut quelque part en Californie comme dans le comté d’Irvine.

  16. @Marc Heurtaut ou à New York qui est extêmement dynamique dans le domaine d’Internet (et surement plus sérieusement que la silicon valley ou on trouve pas mal de gigolo).

  17. Une petite histoire…

    Responsable marketing et du développement Web dans un groupe, je me suis retrouvé avec la charge de développer une trentaine de sites pour l’ensemble des filiales. Après avoir vu et chiffrer toutes les solutions, je me stoppe sur deux, un peu extrêmes : Prestashop et Intershop.
    Développeur Microsoft dans une vie antérieure, je me dis qu’un système ouvert sera plus évolutif et moins coûteux. Je choisis donc Prestashop pour le premier site, servant de par le fait de test. (Le budget n’était pas un problème à ce niveau).
    Je précise que ce premier site est intégralement dédié au BtoB avec un catalogue de 80 000 références produits. Le projet visait à “remplacer” le site existant qui accueillait à l’époque 6000 visiteurs/jours, rien d’exceptionnel.
    Après une étude sur papier du projet (je synthétise volontairement), et une équipé de 3 ingés + moi-même, mais qui n’y connais rien en PHP et linux, je télécharge la version 1.4.8.2 à l’époque et nous voilà parti…

    4 mois et beaucoup de nuits blanches plus tard le site est en ligne. Pris par le temps, devant présenter le projet en septembre, j’ai fais appel à beaucoup de modules payant sur le site de Prestashop et pas mal d’ingénieurs en externe.

    Le bilan…
    La moitié des modules achetés ont été supprimés, trop de bugs… le site fonctionne, et on se demande comment. 1000 références ont été créés, mais le système commence déjà à faiblir. Nous sommes passés sur la version 1.4.9 à grand renfort de soutien externe ce qui semblait améliorer les choses, pour un temps. Je me demande s’il y a une page originale que l’on a pas modifiée et améliorée… Puis la version 1.5 arrive et là… heureusement que les sauvegardes sont là… une horreur absolue.
    J’avais vanté le multi-boutiques, multi-stocks à mes responsables, bien mal m’en a pris…
    Pour nous sortir de la m…. on fait appel à PrestaShop, en précisant que le budget n’est pas un problème, que les développeurs sont les bienvenus pour installer la version 1.5 correctement, 1 fois, 2 fois…. on attend toujours les réponses… au téléphone, un serveur vocal, mais jamais personne ne répond… 15 jours plus tard (impressionnant) on nous répond qu’il fallait prendre un système de ticket au départ (!) sic. (Vous imaginez la réunion du lundi matin, avec ça comme réponse)

    Alors à ce moment là, devant autant de médiocrité, je m’interroge sur la stratégie commerciale de la société. Et je suis surpris par le peu de CA. ce qui découle probablement du manque inconstestable de support commercial. Surprenant…
    Que PrestaShop propose un support, même payant, voire cher mais qu’il soit là !

    Au final, mon sentiment est plus que mitigé. Il va de soit, que l’on ne peut attendre d’une solution gratuite la même chose que les grosses solutions payantes, mais je trouve que PrestaShop ne devrait pas négliger le segment des grands comptes, d’autant que leur projet, sur le papier en tout cas est vraiment intéressant.
    Bien sûr nous développerons les 30 sites en question (avec un budget de 2M€), alors je me dis que si j’étais PDG de Prestashop, je m’attarderais beaucoup plus sur ces budgets plutôt que de prendre des commissions (6 ou 7%) sur des modules à 30 euros dont la moitié bug avec les autres modules.

    Bref, téléchargez Prestashop, c’est gratuit, allez vous former pendant 5 bonnes années sur le développement du code, embauchez 5 personnes, achetez 15 cafetières et débrouillez vous.

    Que PrestaShop soit parfait pour le commercant du coin qui veut proposer 100 produits sur un site web (pour quel CA ?…), il est très loin de passer au delà.
    En parralèle, je trouve tout de même que le projet est intéressant et a le mérite d’exister. Je suis le seul responsable du mauvais choix de la solution, qui ne semble pas être adapté à notre activité, mais tout de même, vu comment la version 1.5 est “vendu”, on s’attend à quelque chose de mieux. Je me suis planté, tant pis pour moi.

    Le pire que je retiens de cette expérience (aujourd’hui nous supprimons tout pour passer sur des solutions payantes et costauds) est le vide sidéral en matière d’accompagnement… heureusement qu’il y a quelques développeurs qui apportent des remarques sur les forums (quand cela fonctionne), mais je me dis que pour quelqu’un qui n’y connaît rien en dévéloppement, il doit tout de même se sentir bien seul… tout commerçant qu’il soit.

    Bref, un beau projet, mais qui ne tient pas ces promesses, alors à quoi bon le proposer… Combien de sites ont été dévastés par la mise à jour 1.5 ?
    Je n’ai pas d’actions chez Microsoft ou autre, mais ce n’est pas demain que l’on verra ces géants trembler.

    J’ai moi même été dans des start-up, à la grande époque où le but n’était pas de gagner de l’argent mais d’en prendre un max aux investisseurs, j’ai vraiment le sentiment d’y être retourné, l’espace d’un moment.
    Comment PrestaShop peut gagner de l’argent ? Sur la base de quel modèle économique ? Que des investisseurs puissent encore aujourd’hui croire à ce projet me surprend… Au bout d’un moment, il faut des résultats, un beau PowerPoint ne suffit plus.
    Alors j’entends ici et là que Prestashop permet à des commerçants de vendre et de faire 100 K€ de chiffres. Mince avec 30% de marge, cela ne paye même pas les antidépresseurs.

    Quel commerçant ou petite entreprise peut prétendre avoir plusieurs boutiques et plusieurs dépôts pour le stock ? Là ce n’est plus une TPE, mais déjà une grosse PME, qui tourne probablement à quelques millions de CA.. Que l’on indique que PrestaShop est idéal pour un petit commerce (ce qui est vrai et parfait dans ce genre de situation), mais pas que l’on va gérer plusieurs sites de vente, de le connecter à l’ERP, de le brancher sur plusieurs dépôt… là, c’est de la publicité mensongère.

    Ils ont raison de “donner” leur solution, sinon bonjours le nombre de procès…

  18. J’ai adoré la réponse du CTO OXATIS:
    “Aussi, quand on va aux USA, on ne va pas à Miami. ”
    Je partage pleinement cet avis c’est comme si en France pour installer une entreprise de nouvelle technologie on s’installait dans une zone franche de Marseilles ( pour payer moins de taxes ou pour le coté think tank bien connu de ce quartier?) plutôt qu’a la Défense, à Sophia Antipolis ou à Nantes.

    Sur le fond du débat je crains effectivement que PRESTASHOP ne suive une voie à la OS COMMERCE et que cela génère beaucoup d’orphelins chez les clients mais aussi les prestataires. Cela laissera un peu de place à RBS CHANGE, KIUBI ou THELIA qui ont tous les 3 des solutions open source qui avancent doucement ( trop?) mais surement.

    • Cyril,

      Je suis content de voir que nous nous accordons sur l’essentiel. J’aurais apprécié une réponse moins anonyme…

      J’ai cru déceler un petit peu de sarcasme dans votre post. Juste pour remettre les choses dans leur contexte : Oxatis a été créée en 2001 par mon associé et moi-même à une époque ou Internet était loin d’être au beau fixe (vous souvenez-vous ?) et ou le simple mot de “start-up” faisait office de “gros mot”.
      Nous avons démarré en investissant nos propres économies, l’ADSL débutait à peine son expansion et le commerce en ligne était quasiment inexistant. Il fallait beaucoup d’abnégation et de vision pour y croire. Après 6 ans de croissance organique nous avons fait notre première levée de fond (et le fait d’être à Marseille n’a jamais été un frein dans nos différentes levées).
      Donc oui, nous avons fait des choix économiques et aujourd’hui ils ont payés et nous sommes fiers d’avoir créé 80 emplois. A nos début, le concept de Jeune Entreprise Innovante n’existait pas et il appartient aux entrepreneurs de trouver le meilleur terreau pour développer son entreprise : la Zone Franche était une bonne opportunité. Et puis JEI cela fait un peu “on est entre techos” et quand vous avez passé quelques années en Californie, vous apprenez qu’il faut travailler tous ensembles (par exemple savez-vous qu’en Californie le règlement du travail doit être affiché en anglais et en espagnol). Donc nous sommes très fiers d’avoir pu intégrer dans nos équipes 30% de personnes venues de la zone franche. Faire côtoyer des gens qui n’ont pas eu autant de chances que les autres et des collaborateurs hyper formés et hyper expérimentés est la meilleure façon de tirer tout le monde vers le haut. Enfin, pour être tout à fait complet, cela fait 3 ans que nous ne bénéficions plus du moindre avantage de la zone franche et pourtant nous y sommes toujours et nous en sommes fiers. On peut aussi donner un sens social à son entreprise…

      Maintenant comparer la création d’une société dans ces conditions difficiles et l’ambition de Prestashop de percer sur le marché Américain après une levée de fond… il y a des choses qui ne se comparent pas.

      Lorsque nous avons décidé l’année dernière de nous implanter en Angleterre, nous nous sommes installés à Londres et nous avons fait l’acquisition du leader historique du commerce en ligne.

  19. En cherchant des solutions pour PS 1.5 et des bugs à outrance, on tombe sur ce site qui nous explique brièvement la situation, avec la réponse de l’éditeur. Et quelle réponse.

    J’avouerai dans un premier temps ma méconnaissance des sujets e-commerce classiques. J’ai un client pour lequel je travaille depuis de nombreuses années qui a décidé de passer le pas à une solution e-commerce, la solution qui s’imposait alors : Prestashop, plus adapté pour une solution simple et viable. A force d’avancer, on se doit de “hacker” le code (notez bien les guillemets), développer des solutions réellement propres en rapport avec le temps imparti devient rapidement un enfer. PrestaShop montre rapidement ses faiblesses. Et je ne parle pas de la réactivité de moule des équipes pour maintenir et répondre la communauté, on affiche sans problèmes un “rien à foutre”. Le contexte aide peut-être à cela, je ne sais pas.

    Sur la 1.5, le système de débug a été vanté d’innombrables fois. Quand on récupère une erreur vide et un système qui ne dévoile que partiellement les erreurs, ça en devient compliqué de pouvoir avancer sérieusement.

    GitHub en soit, est une solution qui peut effectivement apporter son lot d’intérêt. On l’a vu avec de nombreux projets, e-TF1 le fait également, GitHub aide énormément à résoudre des bugs, développer de nouvelles idées, à avancer vers une solution réellement Open Source. En utilisant Git, il est possible pour une équipe de développeur, à partir du moment où une ligne de conduite existe réellement, de mettre en place une solution viable, de vérifier les différentes propositions issues de fork et de réintégrer tout dans le master, sans se prendre la tête. Pour ça, PrestaShop pourrait même utiliser les agences certifiées OR histoire de savoir d’où vient le code et à qui faire confiance pour gagner du temps. C’est un process simple à mettre en place, et cela ferait grandir la communauté PrestaShop, le tout est de ne pas accepter tout et n’importe quoi. J’imagine que ça ne sera pas dans la politique d’empirer la situation telle qu’elle est décrite.

  20. Bruno nous a transmis un SCOOP sur le poste original de Fabrice, (voir commentaire du 19 novembre)

    Si, j’ai bien compris le “scoop”, La société PrestaShop SA vient tout simplement de virer la directrice commerciale, Edmonde Chiesa…
    Si c’est vraiment le cas, la stratégie FULL USA (Miami-vice story le retour…) se précise ;)
    En bref, les CEO / CTO / CCO qui ont fait le succès de PrestaShop sont OUT maintenant, il leur reste quoi chez PrestaShop (Attention TROLL !) : un “cost killer” et un “chien fou” dont le rêve américain devient le cauchemard de la France… Génial :( !!!! (j’avais prévenu, c’est un troll…)

    La lettre ouverte d’aujourd’hui m’avait presque rassuré, mais ce nouveau “départ”, me fait à nouveau douter, je ne suis plus certain de vouloir continuer de faire des projets avec la solution Presta…
    Seul l’avenir nous dira si j’ai tort de penser cela, en tout cas, ce que je sais, c’est que je vais perdre de l’argent en essayant de migrer mes clients sous PrestaShop 1.5, je viens de perdre 3 jours sur une migration qui pour ma part est inpossible en l’état.
    Je pense que je vais envoyer mes clients sur le support de PrestaShop, car j’aimerais que PrestaShop réalise que c’est quasi mission impossible de migrer sur la 1.5, sans réécrire la plupart des modules, sans corriger les bugs dont ils ne s’occupent pas (cf. forge.prestashop.com…), et qu’ils se rendent compte par eux-même qua la version 1.5.2 n’est pas stable du tout (et SVP vous vous dites OpenSource, jetez un oeil là dessus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Version_d%27un_logiciel ça peut vous apprendre des choses, sur la nomenclature de numérotation des versions de logiciel).

    En tout cas merci Fabrice pour ce billet, qui ne plait certes pas à tout le monde, mais qui est à mon sens, dit tout haut ce que beaucoup ont pensé très fort, et qui continue à faire couler l’encre et à faire chauffer les claviers :D !

    PS : M. Teszner, vous pourriez nous rappeler la stratégie de PrestaShop après tout ça ?

    • La directrice commerciale a bien été remerciée j’en ai été informé le jour de la publication de mon article, ton information la concernant est donc parfaitement exacte.

  21. @Antonny : la lettre ouverte vous avait presque rassuré ? Il en faut peu dit donc ! En ce qui me concerne ce n’est pas parce que 5 personnes viennent dire qu’elles aiment PrestaShop que je me retrouve rassuré pour autant LOL ! Je crois qu’ils ont misé tout l’impact de leur lettre ouverte sur le charmant sourire de leur nouvelle chargée de formation, parce que le reste c’est zéro :p
    Pour le design on est pas loin d’un plagiat d’ebay quand même http://www.ebay.com/new

    • Mais il faut quand même avouer que Marketingement parlant, c’est plutôt bien foutu, le “chien fou” a bien tiré les enseignements de son “ex-Patron / ex-Mentor / ex-Presqu’Ami JETABLE” :
      1. Nouveauté / Autorité / Bénéfice / Invitation à l’Action… Tout y est…
      2. Un peu de copy/paste d’eBay, ça marche toujours… (@Bomberman, c’est peut être eBay qui a copié PrestaShop…)
      3. Une petite dose d’humour et un pincée de dérision à l’Américaine… ça c’est du made in MIAMI-VICE…
      Et ça fait presque illusion…
      Non non, je confirme, la maison PrestaShop ne brule pas…. La société a déjà cramé, et le pyromane est connu de tous… Et y’a personne pour l’arrêter ce “sale gosse”….
      Mais pourquoi est-il si méchant ??????

      Le plus dommage dans cette histoire, c’est que nous restons dans le giron Franco-Français, et que, cette article et même la réponse de l’éditeur, mériteraient d’être traduit en Anglais / Espagnol / Italien / Allemand / Ouzbek / Latin… (40 langues je crois…) histoire que l’ensemble de la “Communauté PrestaShop” puisse se rendre compte de la situation…
      Parce qu’annoncer que PrestaShop est sur GitHub n’a réellement aucun intérêt…

  22. J’ai lu (pas tout) mais je me suis fait une idée.
    Si j’en crois certains commentaires; il semble bien que les partenaires Prestashop ne soient pas tous qualifiés. J’ai eu quelques infos comme quoi les partenaires devaient contribuer financièrement à leur partenariat. Entièrement d’accord que c’est à l’éditeur de sonder les clients pour permettre d’établir un véritable partenariat sans contrepartie financière : une contribution technique / participative me semble une relation plus saine sur le fond.
    J’ai l’intention de migrer ma boutique en ligne et vraiment plus çà va et plus je me dis que :
    - soit cela va me coûter peu cher pour un résultat incertain
    - soit très cher
    Difficile d’y voir clair : comme toujours d’ailleurs …

  23. hé bien ca bouge chez prestashop.

    Je dois migrer une boutique ecommerce (wallprint.fr) sur quelque chose d’open source et de flexible et du coup j’hésite pour prestashop. Jusqu’a présent c’était évident comme choix mais la si je dois passer du temps a débugger et qu’en plus le projet est abandonné dans quelques mois ca va pas aller .. !

    comme vous pouvez le voir ma boutique actuelle est full flash, en fait elle est développée en Flex. Choix peu judicieu mais comme je maitrisais cette techno au démarrage j’ai fait mon site ecommerce ainsi, ca m’a permis de démarrer rapidement. Et ca fonctionne tout de même .. ! :)

    Seulement voila pour le référencement ce n’est vraiment pas le top et donc je dois choisir entre développer les fonctions manquantes sur prestashop, magento ou autre, ou bien tout redévelopper from scratch avec un framework type symfony ou autre.

    bref. mon choix est remis en question du coup.

    sinon mis a part je connais un peu bruno lévèque puisque nous avons fait la même école (Epitech) et on est de la même promo (2007) . c’est quand même une belle réalisation meme si en ce moment ca tangue un peu.. espérons que la voile reprenne le vent.

    je vais peut être tout développer from scratch alors..

  24. Salut “Wallprint”,

    Tu n’as aucun interêt à partir d’un framework. Magento et prestashop peuvent faire l’affaire dans les deux cas. Si tu devais passer par une agence, prestashop resterais peut être plus interessant en terme de cout, quitte à migrer ensuite. J’ai déjà eu un bug avec prestashop et ils m’avaient aider, et d’une façon générale ça tourne.

    Ton cas est un peu particulier parce que tu sais coder de façon structurée et que ton site propose un produit personnalisé. Je te recommande donc Magento, qui est plus long à prendre en main mais qui ensuite te permettra d’aller plus vite, avec clarté, et accessoirement de te faire plaisir niveau code.
    Si tu choisis Magento, n’ajoute pas des modules dans tout les sens et sache qu’il est possible de l’optimiser sans trop d’efforts. Si tu choisis Prestashop, ne te fait pas de soucis, il ne vas pas exploser en vol non plus.

  25. C”est curieux. Je suis développeur (surtout Java, avec assez de connaissances PHP pour me débrouiller) et ce qui me frappe dans les commentaires des deux articles est que de nombreux intégrateurs parlent de bugs qu’il doivent corriger eux-même ou contourner. En filigrane, j’ai la perception que ces corrections restent au chaud sur leur disque dur. Je n’ai pas l’impression qu’elles sont reversées à la communauté.
    Alors, peut-être que je me trompe, et alors PS est constamment amélioré par ses utilisateurs. La situation ne serait alors pas trop désespérée.
    Ou le site GitHub croule sous les Pull Requests en souffrance d’être examinés et intégrés (je n’ai pas encore vérifié…). Ce qui serait dommage, mais compréhensible si les effectifs de développeurs susceptibles de faire ce travail sont trop réduites.
    Un commentaire critiquait cette ouverture, disant que cela peut injecter du code trop immature fait par des amateurs peu pointus, mais c’est justement le but des pull requests: proposer des changements, qui peuvent être soumis à critiques, revu et corrigé, jusqu’à qu’il soit utilisable… ou définitivement rejeté !
    Alors, PrestaShop, vrai produit open source soutenu par sa communauté, ou l’étiquette OSS ne sert qu’à confirmer la gratuité et la possibilité de bricoler le produit ?

  26. Mon propos va peut-être sembler décalé en commentaire de ces 2 articles puisqu’il s’agit plus d’une question pragmatique de e-marchand.
    En effet, je gère plusieurs sites de e-commerce sous Prestashop 1.3 et 1.4 et depuis récemment un site sous la 1.5
    Mes sites ne font pas partie du grand “vivier” cible de Prestashop puisqu’il réalisent chacun plusieurs millions d’euros de CA.
    A ce propos, je peux donc affirmer avec grande satisfaction que Prestashop m’a permis de lancer des activités commerciales viables pour des petits et moyens sites de e-commerce.
    Par ailleurs, j’ai toujours été assez réservé sur les solutions de mises à jour d’une version à une autre, préférant faire évoluer ma techno par l’ajout successif et l’optimisation de fonctionnalités.
    Je considère donc plus le passage d’une version à une autre comme une migration de site pour intégrer des fonctionnalités majeures et stratégiques pour mes différentes activités.
    Je me retrouve aujourd’hui à devoir faire un choix bien compliqué. En effet, un de mes sites, sous Prestashop 1.3, atteint aujourd’hui ses limites suite à la croissance de son activité. Après 2 ans et demi d’activité, le cahier des charges de la V2 est déjà prêt et il y a quelques mois encore, le choix d’un passage (ou plutôt d’une migration) à Prestashop 1.5 me semblait naturel en particulier pour verticaliser des offres en multi boutique.
    Or, après une expérience récente sur un nouveau site sur 1.5, j’ai été un peu refroidi…
    Il ne s’agit pour l’instant que de problématique de débogage de fonctionnalités natives dans la 1.5, les problématiques liées à une forte augmentation de l’activité sur le site ne sont pas encore vérifiable…
    Je me pose clairement des questions sur le dimensionnement et la stabilité de la 1.5 pour remplacer ma 1.3 avec des problématiques d’un trafic quotidien de 10 à 15000 visiteurs et 20 000 référence en catalogue prévus pour ma V2…

  27. Prestashop 1.5 stable… C’est une blague ?
    - installation galère sur 90% des hébergements
    - temps de chargement de plus de 4 s avec une installation standard (opencart < 1s)
    - import impossible de produits
    - erreurs 500
    - mise à jour impossible
    - …

    Bref, la 1.5 est une vrai galère ! J'attends encore 2/3 màj pour voir si il y a du mieux, faute de quoi j'irai voir du coté de Magento pour les grosses structures et de opencart pour les petits sites.

  28. Bonjour,
    Merci pour tous ces commentaires constructifs !!! Du coup je vais faire mon site chez Magneto !
    AB

  29. Bonjour,
    Est-ce que quelqu’un pourrait m’éclairer sur la provenance exacte de cette statistique de la FEVAD qui a été citée ci-haut : “95% des 100.000 boutiques en ligne françaises réalisent ainsi moins de 200.000 euros de chiffre d’affaires annuel (source : FEVAD 2012).” ? La lecture des Chiffres clés de 2012 de la FEVAD me permet une toute autre compréhension des revenus moyens. Je peux y lire “37,7 milliards € e-commerce en 2011″ et également “100 400 sites marchands actifs en France”. En les divisant, j’obtiens plutôt un résultat moyen de 375 498,01 € en revenus pour 2011. Mon calcul ne peut évidemment prétendre mener à cette statistique et être exact, mais il m’en donne une bonne idée. Alors, est-ce que cette statistique de 200 000 € est exacte? J’essaie de tirer des projections pour mes projets à venir et ce chiffre ne fait que m’embrouiller. Votre réponse sera très appréciée.
    Merci de bien vouloir m’éclairer,
    Mathieu

    • La provenance de cette statistique est la FEVAD, je pense que ça vient de leur analyse annuelle du marché e-commerce.

      Et oui cette statistique est fiable, je l’ai moi même constaté, je crois qu’on a aussi 75% font moins de 100.000€ de CA.

      Une statistique est une stat on pourra toujours la faire mentir, mais ce qu’elle dis c’est que le e-commerce est un secteur très dur, beaucoup plus aujourd’hui qu’il y a 10 ans, arriver à se faire une place au soleil est rare.

      Les coût d’un site e-commerce sont aussi souvent négligés, de même que l’aspect technique, il est impossible de faire un site soi-même si on a aucune connaissance technique.

  30. J’aimerais vous remercier d’avoir pris le temps de me répondre. Effectivement, je vois mal comment un succès pourrait être possible sans compétence technique dans ce domaine, même avec une solution libre. En appui à ce que vous énoncez, pourriez-vous m’aider à trouver ces statistiques? J’ai cherché en profondeur et je ne trouve aucune stat relative aux revenus moyens des e-commerçants en France ou ailleurs. Ces stats me serviront à appuyer mon plan d’affaire qui est nécessaire à l’obtention des fonds manquants pour propulser le projet. Merci encore!

  31. Ça ne sera finalement pas nécessaire. J’ai trouvé quelques pistes finalement. Alors, pour ceux que ça pourrait peut-être intéresser…

    J’ai trouvé quelques images depuis Google et qui semblent provenir d’une étude CCM Benchmark. On y lit exactement que 75% des sites marchands ont fait moins de 100 000 euros de revenus en 2010.

    Je peux aussi déduire que, d’après les chiffres clés 2012 de la FEVAD, 27% des sites ont enregistré plus de 100 transactions par mois et que la dépense moyenne par transaction est de 90 euros. On peut donc conclure qu’environ 73% des sites marchands ont fait moins de 100 000 euros de revenus.

    Ce n’est pas très encourageant tout cela, mais combien de sites ouvrent pour aussitôt fermer et combien ont le potentiel de réussir? Je verrai bien… Merci encore Fabrice!

  32. Bonjour,
    J’ai lu, avec beaucoup d’intérêts, le contenu de votre blog, et ça m’amène de nombreuses questions. En effet, je suis un commerçant en dur, et le projet 2013 est la mise en route d’une boutique internet, sur une partie du catalogue complémentaire de la surface de vente existante. Cette boutique sera “gérée” par une ancienne chef produit de la VAD embauchée à cette occasion.
    J’ai une équipe : développeur php/sql + graphiste + responsable produits afin de monter le projet.
    Forcément, c’est prestashop qui est sorti du chapeau, devant Magento.
    Le développeur commence à s’y intéresser (pour l’instant il termine sa mission précédente de mise en place de solutions d’ERP), et semble refroidi par ce qu’il a pu voir du produit, et, aussi par le coté “presque” open source, mais pas vraiment.
    Il m’a, cet après midi, parlé de Thelia. J’ai lu la comparaison avec Oxid, je viens d’ailleurs de lui envoyer le lien vers ce blog.
    Ma problématique est simple : ce site est le premier d’une série de 3 (je vends 3 familles de produits), c’est moi qui paie la facture de mise en place du site (facturation à la journée de boulot) donc je souhaite une solution stable (ce que ne semble pas être prestashop 1.5) et fiable dans le temps (3 à 4 ans de durée de vie avant une refonte ?) et à un tarif correct (je n’ai pas envie de payer un dév à déboguer le produit choisi).
    Alors prestashop 1.5 ? Magento (mais plus complexe à mettre en oeuvre ?)
    ou un concurrent récent comme thélia, ou étranger comme oxid, drupal ?
    Pas simple de faire le bon choix quand on est pas issu du milieu e-commerce.
    Il y a même une agence web qui m’a proposé de réaliser cette boutique “test” en allant chez wizishop et en utilisant le budget pour le graphisme / référencement / communication plutôt que pour le développement.
    Merci d’avance de vos retours.

    • J’ai regardé et je ne suis pas d’accord :
      Osez moi me dire que ça c’est une bonne solution, que c’est personnalisable et puissant :
      function charger_ref($ref){
      return $this->getVars("select * from $this->table where ref=\"$ref\"");
      }

      J’ai trouvé ça dans le premier fichier que j’ai ouvert, en creusant l’archi est hyper légère et la modularité faible, c’est du code objet à la PHP 4 (et encore je suis gentil).
      C’est une solution bas de gamme quoi que vous en pensiez.

      La modularité est très non modulaire en fait :

      function demarrage(){}

      function inclusion(){}

      function pre(){}

      function action(){}

      function boucle($texte, $args){}

      function post(){}

      function apres(){}

      function avantcommande(){}

      function aprescommande(){}

      function mail(){}

      function avantclient(){}

      function apresclient(){}

      function statut($commande){}

      function confirmation($commande){}

      function modprod($ref){}

      function modrub($id){}

      function clear_cache(){}

      function apresverifstock(&$stokok, &$parametres){}

      Non décidément ce n’est pas ce que j’appelle une solution puissante.
      Je m’arrete car si je creuse techniquement je sais que je vais trouver de quoi descendre en flamme Thelia, mais on peut dire que c’est une solution lowcost très adapté à des tout petit budget.

      • Quand les startup française auront compris qu’il faut arrêté de coder n’importe comment en français, on aura fait un gros effort. Clairement la lecture de ce code me fait dire que c’est du grand n’importe quoi. Prenez l’exemple de sensio lab avec Symfony2, un vrai framework réellement bien pensé, 100% open source.

        • Salut, je ne sais pas si vous avez pu suivre les évolutions de Thelia, mais cette solution utilise maintenant des composants Symfony 2 ! Peut-être que ça peut vous intéresser, pas mal de changements ces derniers temps du côté de cette solution.

  33. Hello ! J’ai besoin d’ un graphiste…par contre j’ai du mal a me decidé. Y’a t’il une difference entre un freelance et non freelance, en fouillant je suis tombé sur ce site http://www.beaulys-studio.com mais il me semble vraiment incomplet et n’a donc pas répondu a mes question.
    Pour moi un graphiste reste un graphiste, freelance ou non je ne capte donc pas et qu’il m’est impossible de me decider, et pour ne pas m’aider dans mes connaissances c’est 50/50, ça va du avec un freelance bonjour les enniuis ou encore avec un freelance tu te fera pas entubé sur le prix jusqu’a avec une agence ça sera plus rapide donc bon… quelle est vraiment la difference alors svp =) ?

  34. @Sarah92

    Difficile de vous répondre ne sachant pas ce que vous entendez par “Graphiste” et ce que vous recherchez comme compétences. Aujourd’hui il y a beaucoup de mélange des genres notamment chez les freelances qui prétendent tout savoir faire. En réalité, pour créer une charte graphique, surtout dans une solution e-commerce, je préférerai une société qui pourra fournir un graphiste, un intégrateur et un développeur pour des aspects modules / plugins.

    Donc à vous de voir suivant votre besoins mais attention c’est comme pour construire, pour la faire il faudra un architecte, un maçon, l’électricien, le plombier, etc. et pas UN graphiste à tout faire…

  35. N’étant ni expert Prestashop, ni Magento, je suis intrigué par la virulence des commentaires que l’on retrouve ici. J’ai vraiment l’impression d’une mise en cause de l’équipe de Prestashop, au même titre que s’il s’agissait d’un fournisseur que l’on paye grassement. J’ai développé plusieurs boutiques, sans aucun CMS, uniquement des milliers de lignes de code et je peux vous assurer que chaque jour il faut faire des arbitrages sur des choix techniques en fonction de nouvelles fonctionnalités que l’on souhaite implémenter. Quand aux bugs, ils sont soit bloquants, soit contraignants, soit mineurs et 50 bugs mineurs sont moins important qu’un bug bloquant. Donc avoir une approche quantitative à ce niveau ne veut rien dire. Au final cela fait deux années que je suis la tête sous le capot à faire mes réglages moteur. Alors quand un de mes amis m’a demandé une solution simple pour faire tourner un site e-commerce standard, j’ai installé Prestashop avec quelques modules et en moins d’une semaine, en partant de zéro (zéro connaissance de Prestashop s’entend) tout tourne impeccablement et répond au cahier des charges, certes sans spécificités particulières complexes. A mon humble avis, si l’on ne cherche pas à fabriquer une machine de guerre en installant 50 plugins, pour un applicatif en Open Source, c’est quelque chose de miraculeux pour le commun des e-commerçants. Il ne faut pas confondre les besoins pointus et les besoins génériques et surtout éviter les empilements de fonctionnalités qui en fait ne seront au final que peu utilisées. En matière de programmation, le mieux peut être l’ennemi du bien. Si Magento semble être une référence il semble aussi qu’il soit bien plus gourmand en ressources machine et en temps de prise en main, donc pourquoi comparer systématiquement. Personne n’a envie d’apprendre la doc technique d’un A380 si il peut activer le régulateur de vitesse de sa voiture pour parcourir 500 km. Je caricature, certes, mais quel plaisir et presque quel miracle, après quelques clics d’avoir une solution installée pleinement fonctionnelle et pour laquelle il ne reste que quelques ajustements à réaliser. Je dis simplement Bravo Prestashop.

  36. Je rejoins Bernard, cette solution est gratuite pour une utilisation basic et demande quelques modifications pour un fonctionnement plus poussé et alors ? Des Bugs oui il y en a, mais qui n’en a pas ? l’important c’est de travailler à les corriger. Vous crachez tous dans la soupe et ce n’est pas cool. Prestashop permet de développer une e-boutique a moindre coup avec un maximum de fonctionnalités modulables. Si vous deviez développer tous cela vous-même je pense que le tarif d’un e-commerce serai bien 10 x plus cher, 10 x plus compliqué et 10 x plus long. Prestashop est votre partenaire alors aidez les à évoluer, ne leurs appuyer pas sur la tête.

    Je vous rappel que prestashop ne vous dois rien car vous n’avez rien acheté, tout est gratuit. Si vous n’aimez pas, allez voir ailleurs.
    Le point noir chez prestashop c’est ce qu’il vende, des modules incompatibles, complètement bugés un service après vente déplorable et dernièrement il on voulu mettre un chat en ligne sur leur page de vente de modules pour aider les clients, une catastrophe, le chat vous prend pour un c*** vous faisant penser que quelqu’un se trouve derrière, en fait personne ne répond, enfin bref nul, c’est un gadget qui dé-crédibilise la société, car il est mal utilisé.

    Il faudrait faire du ménage dans cette partie modules et thèmes qui est un beau bordel. A bonne entendeur salut !

  37. Fabrice, avez-vous un avis sur la 1.6, sa nouvelle admin et son passage à Bootstrap ?

    Vos articles sont encore bien référencés, mais laissent sur leur faim pour qui est en 2014, car nous avons enterré cette version 1.5 visiblement très décriée.

    A quand un nouveau billet sur Prestashop ? :)

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